daniel's profileLa bavure de la police.....PhotosBlogListsMore Tools Help

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    July 11

    Hold-up en cours, policiers blessés

    Ce matin là comme à l'habitude je prends mon service à 6h30, opération spéciale sur toute la commune assisté des collègues du département , mais le principal de la mission était réservée à la brigade spéciale du département c'est leur travail avec la compétence sur tout le département que l'on nomme la BAC brigade anti criminalité, en civil ou en tenue, leurs missions est effectuée que par des volontaires et qui veulent travailler mais j'étais encore trop  jeune pour pouvoir prétendre aller dans ce service, de plus il faut l'accord de mon chef actuel, mais ça me motive, quand je vois devant le commissariat de si près toute cette  équipe et ces voitures, je suis de plus en plus motivé en me disant attendons déjà ma titularisation d'ici peu de temps et je ferai ma demande, donc suis très motivé et je fais du mieux possible ce que l'on me donne à faire. Après avoir pris le café , tous les collègues prennent respectivement leur véhicule, puis ils partent en ronde sur toute la circonscription pour la matinée, je comprends pourquoi, il n'est pas utile d'avoir d'autres moyens dans notre commissariat, puisque lorsque c'est nécessaire et demandé ce sont les brigades spéciales qui viennent faire notre travail chez nous, mais c'est partout pareil, chaque service à sa spécialité de plus rompus à vaincre certaines circonstances avec sang froid et  habitude du faite de leur compétence et de leur volonté.
    Il ne faut pas oublier que cela fait que quelques mois  que je suis sorti de l'école, mais il est vrai car chaque semaine j'avais droit à des cours complémentaires je retrouvais mes collègues de promo, affectés dans d'autres commissariat, certains m'ont dit faire du bon travail avoir même des voitures légères, ou banalisées, mais cela dépendait de la note du commissariat en fonction de ses aptitudes, ainsi selon le bon vouloir du chef de service , dit le Patron le commissaire, s'il désirait avoir du matériel supplémentaire ou non. Pour notre patron , un ancien de la  enseignant qui a passé son concours de commissaire n'a jamais mis les pieds sur le terrain sauf si obligations, mais c'était pas sa vocation, excepté accompagné l'huissier pour toucher son enveloppe en cas de saisie, ou d'astreinte 1 fois par mois environ  de nuit, il ne fréquentait pas trop le public, j'ai eu la possibilité de lui parler, il me répondait par politesse, mais je vous dirai au cours de quelle occasion disait bonjour à personne , un léger coup de tête ou un bonjour balbutié au planton quand il sortait de sa voiture le matin, toujours tête baissée, je pense qu'il était très mal dans sa peau et on lui favorisait pas sa mutation dans sa région .
    Ce jour là nous circulons, à bord de notre beau j7, quand tout à coup , la radio émet un son  et envoie le message suivant : " de TN 9x urgent pour notre commune hold up en cours, que tous les véhicules sur la dite commune convergent sur un bureau de poste , il y aurait des blessés, dont des policiers " le hasard a voulu que nous étions tout près,aussitôt je n'avais jamais vu un j7 rouler à cette vitesse, ça dégageait vraiment devant , le conducteur très chevronné et habitué à ce genre de conduite, le passager chef de car se tenait de partout , mais n'osait rien dire au chauffeur, , des précisions par radio arrivaient, comme quoi les auteurs étaient à bord d'une estafette camionnette bleu, {nous sommes dans les années 1980]  au même moment que le message se termine  en prenant la rue de la poste en sens interdit  l'estafette venait de nous croiser, nous étions à 100mètres de la poste , et vue notre vitesse, on l'a vue trop tard et notre mission était de se rendre pour porter secours, d'autres véhicules qui ont entendu le signalement  se sont mis en chasse comme on dit chez nous, c'est à dire en course poursuite et des barrages étaient déjà placés. Pour notre part service de secours, on remarque un collègue allongé à terre et un autre à ses côtés caché par une voiture. Dans la poste pas un blessé, les voleurs n'ont même pas eu le temps de pénétrer,  je vais voir le collègue blessé à une jambe, et quel hasard, je ne l'avais même pas vu le matin ce fut un de ceux avec qui avant d'entrer dans la Police j'aais fait ma première interpellation pour vol, je ne lui dis rien on s'affaire à plusieurs autour de lui puis le samu arrive, et prodigue les premiers soins, je suis content  de etrouver cet homme  et allongé sur le brancard, c'est lui qui me reconnait, on échange deux mots puis le samu se dirige vers l 'hôpital je peux le dire de suite, la police judiciaie départementale arrive sur place aussi et les investigations commencent , demande de l'IJ identité judiciaire, le collègue me montre puisque je reste à ses côtés pour chercher les douilles laissés sur les lieux, c'est du très gros calibre, mais vu le véhicule utilisé et la fuite  c'est pas le grand banditisme, surement des jeunes du coin , mais l'enquête révèlera vite  tout ça, comme la  BT Brigade territoriale est saisi ce sont 7 policiers qui arrivent dans différentes voitures ce que l'on appelle un groupe, ce sont eux aussi des spécialistes du grand banditisme  en rapport direct avec le fameux 36  quai des  orfèvres, mais pour une meilleure logistique  ils sont situés aussi dans tous les départements et certains arrondissements de Paris, à l'exception de la Brigade Criminelle, la brigade des Stupéfiants et du Proxénétismes, la BRB la Brigade de Répression du Banditisme et la fameuse Brigarde de recherche et dIntervention plus connue sous BRI, qui eux sont basés uniquement quai des orfèvres et eux,selon l'affaire sur saisine du parquet qui est le seul à décider du service  qui prendra l'affaire peut se substituer même à une BT brigade territoriale, du fait que ces services ont beaucoup plus de moyens aussi bien en hommes  qu'en matériel. Pour nous l'affaire est terminée sans trop de dégâts, seul le collègue a pris une balle dans la jambe mais ses jours ne sont pas en danger.
    Lors des investigations nous avons pu mieux comprendre comme c'est produit l'affaire, comme les auteurs  savaient que nous sommes juste un véhicule à trainer sur la commune, ils se sont dits, il n'y a pas de risque , ils ont attendu l'ouverture de la poste au public, pour commetre le hold up, mais ce qu'ils ne savaient pas c'est qu 'exceptionnellement ce jour là l y avait plusieurs véhicules de Police ensemble, alors ce qui prouve bien que se sont des amteurs, ils se sont enfuis en tirant sur la 1ere voiture de police qui s'est aperçue  que les invidus étaient pas nets, nous l'avons appris peu de temps après ils ont été interpellés avec toutes les précautions et mis hors état de nuire, il s'agissaient en effet  de jeunes loubardsqui avaient juste achetés des armes calibre 9mm , mais pour nous c'était gros à l'oeil car nous étions équipés en 7.65mmm, enfin une affaire qui se termine presque bien, le préfêt s'est rendu au chevet de notre collègue blessé, et a eu la gentillesse de lui demander ce qu'il voulait, mon collègue sans se démonter, a dit :"j'aimerai bien être muté chez moi, si c'est possible", comme souvent  quand on risque réellement notre vie, de plus blessé , la demande fut accepté et il se repose au soleil dans un nouveau commissariat après sa convalescence, il aurait du demander un grade supérieur en plus, peut être cela aurait été aussi accepté. Quant à nous nous rejoignons notre commissariat et rédigeons le rapport d'intervention, pendant que les malfrats se faisaient cuisiner par la BT dans un bureau à côté.

    La routine des missions dans ce service


    Comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises, connaissant ce commissariat, puisque déjà situé dans la ville où je demeure, de plus j'en ai entendu tellement c'était le seul proche de chez moi où je ne voulais pas aller, sans parler des locaux, la hiérarchie et les collègues assez âgés pensant plus à la retraite ou aller draguer leur copine pendant le service .
    Il va de soit comme Police Nationale, nous avons un  seul véhicule le car Police Secours, qui bien-sûr  servait à tout, heureusement que nous étions en liaison direct avec  le 17 qui nous donnait du travail d'urgent, soit accident de voie publique, ivresses manifeste et publique, tentative de suicide, assistance à chaque intervention pompiers, ce qui rendait nos missions plus adaptées à des fonctions de Police telle que je le souhaitais, le reste du temps c'était la ballade à pieds souvent seul , sauf si des situations nationales étaient engagées pour notre sécurité nous étions toujours deux, le reste du temps la permanence, comme écrit précédemment des heures à attendre, le temps  pendant lequel j'étudiais mes cours.
    Un jour sur appel du 17 police Secours, en ronde on nous annonce femme inanimée à domicile, dans ce cas la plupart des chauffeurs reprend la conduite de ses 20 ans, 2 tons hurlant, les voitures se faufilent et nous laissent passer l'urgence à notre arrivée est réellement motivée, c'était un ensemble genre barre d'immeubles de banlieue ou péniblement nous avons pu prendre un ascenseur en espérant qu'il nous même au plus vite à l'étage. Sur plage le fils nous attend , sa mère sous signale t il une dame assez bien portante qui ne respire plus, dans ces cas les secondes comptent, mon chef me fait signe de tenter de la ranimer sachant que j'avais été Pompier de Paris, sans réfléchir, sans appréhension, je me mets à pratiquer cette respiration artificielle pendant qu'un autre collègue se met à prodiguer le massage cardiaque externe, il suffit de placer bien ses deux mains pendant que l'autre personne fait des insufflations  dites bouche à bouche, comme par hasard c'est toujours comme ça le SAMU a mis un temps fou à se présenter et mon rôle quand nous avons commencé cette réanimation nous devons l'arrêter uniquement sur accord du médecin, n'étant pas habilité à déclarer la personne en état de mort clinique ou biologique, enfin le SAMU avec toute son équipe arrive sur place  et au moment où le médecin  s'approche fait les gestes  il me fait signe, que c'est fini, je peux dire que c'était pas ma première intervention de ce genre mais ça fait toujours de la peine surtout quand on a la famille pas loin, mais en ce qui nous concerne, pour diverses raisons, la première l'ambulance du samu ne doit pas transporter de personnes décédées pour être constamment disponible, entre temps les pompiers arrivés eux aussi sur place  déposent le brancard souple dans notre car PS en vue d'un transport au funérarium ce que nous fîmes comme à chaque fois. Puis le véhicule devient indisponible pour nettoyage complet, ce qui explique sur une ville de 40.000 habitants un seul car PS pour une seule affaire , il va être indisponible sur la commune pendant plus de deux heures, auquel cas si une autre affaire urgente se produit, il faudra faire intervenir un véhicule d'une autre commune et inversement une autre fois d'ou le manque de matériel de secours.

    Une ronde à pieds avec un ...ancien

    Cette fois j'arrive pour 12.00h donc 11h45 toujours au moins 15mn avant, venir travailler me plaît en plus je l'ai choisis et depuis des années, au risque de me répéter sauf le seul commissariat où je ne voulais pas aller, de plus pas de moyens , d'autres ont des voitures en plus voire plusieurs police secours et un car de ronde.
    Donc il est vrai que ça me mine et j'ai bien hâte de devenir titulaire dans quelques mois et demander une mutation interne où les gens aiment bosser.
    Mon affectation du jour pour ne pas dire si j'en avais eu envie je peux aller me cacher dormir dans un coin, c'est d'aller pour une première en compagnie d'un collègue, un ancien, mais y a que ça, contrôler des voitures et dresser quelques PV stationnement, sans radio, donc pas de surveillance c'est vrai mais pas non plus moyen d'appeler nos secours pour quoi que ce soit. Nous voilà paris calmement après avoir pris le café que chacun doit payer ce qui permettait de faire un repas avec les bénéfices tout ensemble une fois par an. Je vois juste devant nous une voiture griller un feux rouge, le collègue me dit laisse tu n'as rien vu sinon il va encore retourner au service faire un rapport circonstancié sinon ça sert à rien, on va aller voir un pote à moi qui a une boucherie, vue ma jeunesse mon ancienneté, je ne peux qu'obéïr, me disant mince si c'est ça le travail cet après midi c'est pas la joie, au loin j'entends le deux tons, je préfère ne pas y penser , ça sera mieux demain toute la tournée on l'a passé à aller dire bonjour à des commerçants de ses connaissances mettre quelques pv, puis 30 mn avant la fin du service rentrer prendre le jaune, pas pour moi et attendre l'heure de fin de service, il est vrai on ne peut pas dire que ce fut éprouvant, mais je ne suis pas rentrer dans la police pour ça. Je rentre à la maison , pour reprendre demain à 6h30 12hoo et la journée sera finie. Je raconte à maman un peu ce que j'ai fait sans trop développer ce que je trouvais sans intérêt , puis comme d'habitude elle a préparé un bon repas, on mange ensemble puis un peu de télévision et au dodo demain lever à 5h30.

    Ma seconde prise de la journée à 19h00

    D'autres nouvelles personnes que je n'ai jamais vues sont là et l'équipe d'après midi part, celle que j'avais croisé à midi, puis comme le matin, toujours face au comptoir ce que l'on appelle chez nous le bas flanc l'appel commence et les affectations du service, cette fois on me dit permanence2 j'avais entendu ce mot mais je ne savais pas ce que cela voulait dire, en fait c'est ce que l'on nomme le planton, nous sommes donc 3 ou 2 voire 1 pour cette vacation tout dépend l'effectif, malades, repos, ou récupérations d'heures. En dehors de la mission de planton les autres font un peu ce qu'ils veulent selon l'heure, le chef etc...à la condition que si une personne se présente en dehors des heures de bureaux, il y a quelqu'un pour prendre la déposition sous forme de main courante, ce qui signifie que Monsieur x est venue tel jour à telle heure nous signaler un fait, et souvent on lui propose de revenir aux heures de bureaux s'il veut aller plus loin, car nous ne sommes pas habilités à en faire, plus c'est la loi, en revanche si il y a urgence on appelle la SIC salle d'information et de commandement qui nous dirige un OPJ sur place, compétent sur tout le département, nous relevons l'identité et mission terminée.
    Je traîne dans les couloirs enfin c'est un grand mot il yen a qu'un, puis je vais m'asseoir et faire connaissance avec le responsable radio, j'adore ça. Pour situer un peu le département de la région parisienne qui dépend de paris c'est à dire le 92/93/94 et le 75 le découpement est fait ainsi: il y a une direction départementale
    des polices urbaines DDPU qui dirige tout le département , puis 3 districts qui dirigent eux des circonscriptions, mais la priorité reste à la DDPU ou se trouve la SIC que l'on nomme TN 9x et les districts TN1 TN2 et TN3 et les commissariats TN et le nom de leur ville pour la police secours PS et le nom de la ville et l'indicatif général du commissariat plusieurs chiffres c'est un peu technique mais c'est simple toutes les voitures légères sont des TV et selon le chef de bord le T reste au profit d'une lettre par exemple un opj sera tj un patron ti et lieutenant tl un commandant tk toujours suivi du code de son service.
    Voila à l'école on n'a eu un cours avec les spécialistes de la radio de paris qui est tn Z1 , ais cette fois en écoutant bien et avec les explications de mon collègue radio, lui faisait que ça, j(aime la radio, mais je voulais pas postuler pour ce poste toujours enfermé,et puis dans tous les véhicules je pouvais écouter même si je ne pouvais pas parler encore.
    A mon tour de retourner faire le planton, je me mets dans la guérite il fait nuit, j'attends car si j(aime tout ce que j ai fait jusque là, je me demande ce que je fais la dedans mais peu importe c'est comme ça, il y a un chauffage et il marche en plus c'est sympa ça mais tout est ouvert , pas grave j'attends c'est ma mission, sûrement pour montrer que nous sommes ouvert .
    Tout à coup j'entends plein de bruit et des collègues sortir en courant monter dans le car le vieux chef arrive comme il peut à sa place à l'avant droit le gyro en marche il illumine cette nuit noire et c'est parti sur les chapeaux de roues le vieux j7 poussif est parti, j'entends le 2 ton peu de temps après, je vois un collègue qui prend le frais , je lui demande , ils sont partis où, d'une façon désabusée il me dit :" sur avp accident de voie publique, à tel endroit, ", je dis mince c'est pas trop grave, il me dit " je pense qu'il y a un mort ou deux on sait pas le SAMU et les pompiers sont partis aussi" je suis quand même surpris, devant cette désinvolture, mais comme je l'avais dit il y a quelques chapitres ce commissariat était rempli de vieux au bord de la retraite ou alors des planqués mais peu aimaient travailler. Une chance avec les nouvelles promotions depuis quelques années on ne fait pas Policier parce que l'on veut que la sécurité de l'emploi ou souvent en faire le moins possible, il est vrai que notre patron nous encourageait en rien, nous étions transparents, donc beaucoup de collègues arrivaient près à attendre la fin du service mais surtout pas pour travailler.
    J'étais le plus jeune de plus je voulais grimper les étapes vite en travaillant en me faisant bien remarquer, pas en revenant bêtement avec des carnets de PV vide , mais malheureusement c'est ce qui plaisait le plus à la hiérarchie surtout le cycliste livré à lui même ou le piéton prouvait qu'il était pas aller se reposer.
    Cette première journée est terminée, la PS n'est pas rentrée avant de partir je vais voir le radio, pour avoir des nouvelles de l'accident il me dit y a deux morts deux voitures de face, je me dis , un peu refroidie, ça devait pas être beau, pourtant des accidents mortels j'en ai vu mais jamais comme policier, puis je pars rejoins ma maison et vais me coucher, demain, je vais reprendre à 12h00 pour une nouvelle mission. Il est 23h30 maman se lève tôt je fais le minimum de bruit et à la douche puis au lit content de ma première journée.

    Ma première prise de service à 6h30

    Un bonjour à chacun et quelques mots en échange, on m'indique mon placard, puis tout le monde à l'appel et affectations des missions de chacun. A mon nom j'entends PS3 j'imagine que cela signifie Police Secours, donc monter dans le vieux j7 noir et blanc mais pourquoi 3, cela veut dire que nous sommes 3 dans cette camionnette deux banquettes latérales de chaque côté du véhicule, relevables pour pour pouvoir y poser un brancard ou tout autre objet et une perpendiculaire juste derrière la cabine puis une cloison métallique avec deux vitres en plastique coulissantes. Je suis donc PS3, je me renseigne du matériel que je dois prendre, j'avais ma mallette avec différents papier , j'en ajoute et je sais que le numéro signifie que la 3ème affaire sera pour moi, sur le rapport sera indiqué mon nom, que ce soit une affaire banale ou grave, sauf en cas décès la mission incombe au brigadier chef de car. Voilà le chauffeur prend sa place comme s'il avait fait ça toute sa vie, le brigadier à côté, puis nous démarrons suis le seul jeune, il faut dire que la moyenne est plus proche de 40/45ans . La fameuse radio commence à émettre je m'approche le plus possible pour écouter, c'est aussi ma passion depuis longtemps , et voilà que le brigadier envoie un message au commissariat comme quoi nous sommes en ronde sur le secteur. Heureusement ce jour là le brigadier pas trop âgé est un homme qui aime bosser le chauffeur lui, va ou le vent le pousse, il est juste là pour attendre 12h00, à cette époque c'est la majorité, entre les anciens qui font ce qu'ils veulent, les chefs qui viennent juste se monter et repartent voir leur maîtresse, qu'on retrouve parfois dans leur voiture personnelle toute vitres pleine de buée dans une rue discrète d'une zone industrielle. Mais ce matin là peu de temps après la ronde des voitures mal garées le chef nous dit d'aller verbaliser, ce que je ais avec maladresse pour la première fois, puis nous voilà repartis deux jeunes sur une mobylette, et c'est parti , le j7 commence à cracher son moteur , plus personne s'entend le 2tons se met à hurler les gamins bloqués sur le côté du trottoir, le chauffeur s'était réveillé, tout le monde descend et commence la vérification du véhicules et des individus, comme souvent dans ce quartier il fallait s'y attendre , personne a ses papiers, on propose gentiment aux personnes de monter la mobylette dans le car et de nous accompagner, voilà la première mission PS 1, mais de principe nous sommes une équipe et tout le monde travaille, sauf souvent le chauffeur, mais attention c'est pas une place de planquée, puis il peut donner aussi un coup de main aux autres collègues.
    La vérif commence par une visite au domicile pour vérifier l'adresse, donc vu le matériel et l'effectif on rappelle par radio le collègue à mobylette de se rendre sur le lieu indiqué, puis il rend compte par radio, et nous dit que l'adresse est bonne, mais ce qui est moins bon c'est que pendant ce temps là un autre collègue c'est renseigné au fichier VV véhicules volés, et cette fameuse mobylette est sortie volée avec le nom du propriétaire et tout le reste.
    Dès ce moment comme nous sommes qu'agent de police judiciaire nous n'avons pas le pouvoir d'entendre l'individu, et doit donc le conduire au service PJ qui eux vont l'entendre sur procès verbal le mettre en gav2 garde à vue que l'opj qi est à l'article 16 du cpp peut faire, pour nous à cette époque malheureusement l'affaire est classée, nous verrons que quelques 10ans après tout changera. Cette fois notre intervention est terminée à jamais, on verra quelques jours après sur un livre interne nommé l'OP ou on note toutes les infos , que suite à cette interpellation toute l'équipe est félicitée mais c'est tout, c'est juste pour dire qu'on a travaillé. Comme notre mission est de faire des rondes quand on n'intervient pas, nous repartons, nous nous mettons à un lieu stratégique tout le monde dehors et contrôle des personnes au feeling, avec les précautions d'usage, ce qui signifie toujours un collègue en protection de celui qui interpelle, le jours encore on fait moins attention sauf si il est signalé certains cas particuliers à rechercher sur notre fameux livre l'OP ou appel général par radio, les choses changent.
    Voilà comme tout le monde le sait, la fin de la matinée arrive et que faisait un policier après cette dure labeur, le jaune même un brigadier avait le surnom de jaunet, il n'était pourtant pas asiatique.
    Pour ma part je me dirige vers mon placard, le ferme, et on me dit de revenir le soir à 19h00 jusqu'à 23h30, je dis oui biensur, me suis surpis et demande à un collègue comment marche les horaires, il me répond c'est facile :" tu as un grande tournée comme aujourd'hui tous les 4 jours un matin seul tous les 4 jours et 1 après midi sur deux puis un jour de repos toujours le même en fonction des places, sauf que j'étais stagiaire je devais faire encore quelques mois à la direction départementale avec tous les stagiaires mutés dans le département 1 journée par semaine de cours théoriques et d'informations spécialisées.
    Me voila totalement rassuré je salue tout le monde, et comme je ne bois pas je me sauve pour reprendre le service du soir à 19h00.

    Ma présentation au lieu d'affectation, où je ne voulais pas aller

    Je connais très bien les lieux, mais de principe j'aime arriver à tous les rendez vous en avance, me voila parti 15mn , sachant qu'en 5mn suis arrivé, je me gare sur le parking sans difficulté face au commissariat, mon képi sur la tête, j'ajuste bien ma cravate, un dernier coup sur mes chaussures, suis en état de me montrer, nous étions plusieurs affectés dans ce service, mais aucun que je connaissais, il faut le rappeler nous sommes sorti de l'école à 1000 environ, si je remarque un collègue de vue, nous en reparlerons après de lui tiens... Pour décrire un peu le cadre , puisqu'il avait déménagé quelques années d'un hôtel particulier en attendant une construction neuve, là ce sont des préfabriqués en longueur et une entrée un hall de 2mx2m et à l'extérieur la fameuse guérite du planton où en théorie il devait y avoir quelqu'un 24/24, hiver comme été, mais souvent le collègue se promenait pour faire passer le temps plus vite, devant un véhicule j7 Peugeot noir et blanc et une simca 1100 noire, j'appris que c'était la voiture du commissaire , et quelques vélos pour les anciens les privilégiés ça leur permettait de se planquer où chez eux ou chez une maitresse, puisque biensur pas de radio et 2 mobylettes que chacun pouvait prendre, pour se rendre seul à un point donné ou pour une opération spéciale appelé PDM {plan de dissuasion mobile] .
    Après cette visite extérieure, je rentre donc on m'indique que c'est à droite je vois un genre de comptoir de bistro et derrière un brigadier qui va et vient , nous étions effectivement attendus, mais je ne vois aucun des collègues que j'avais déjà vu, je reste calme dans mon coin au milieu des autres, on me dit : vous en me nommant par mon nom, brigade j2/j4 et d'autres j1/j3, répartis chaque stagiaire dans les brigades respectives on nous donne nos horaires et selon on revient l'après midi ou le lendemain. Pour ma Part ce fut le lendemain vacation de 6h30 à 12h00, puis je m'en retourne à mon véhicule et repos jusqu'à demain.

    La sortie de stage devant les officiels de la Police

    Ce matin là une nuée de policiers en tenue toute neuve bien repassée, jamais portée, par petits groupes nous rentrons dans l'école, il y a une estrade notre simple cour de détente s'est transformée en cour d'honneur, beaucoup de voitures officielles, des motos, sont garées, je regarde ça content, inquiet , très heureux mais un peu angoissé, on m'avait prévenu suite à ma félicitation , je serai placé à côté du major de la promotion, je me dis, mais que va-t-il falloir faire dire ? je tremble , mon coeur bat très fort, tout le monde se met en place comme il se doit et commence la revue par tous les hauts fonctionnaires, c'est loin, je ne bronchais pas , je me suis laissé me parler puis la cérémonie s'est terminée , les officiels ont rejoint leur voiture un dernier mot du directeur et un aurevoir à cette école.
    Chacun discute une dernière fois entre eux, d'autres partent seul vers la sortie en saluant le planton, puis rejoignent leur voiure tout en étant très fière de porter cette belle tenue, depuis longtemps attendu pour certain dont moi.
    l fait très beau ce samedi matin d'aoüt 1976, je prends le périphérique après avoir traversé le bois , et me dirige à mon domicile, les voisins un peu étonné de voir un flic et de me reconnaître dans l'escalier, car c'était un immeuble tout neuf de 4 locataires, je sonne, personne, bon j'ouvre plus rien pas un meuble aussitôt je comprends, ma mère adorée qui est comme moi a toujours aimé faire des surprises qui est comme moi altruiste avait déménagé.Evidemment je le savais mais c'était prévu pour le mois suivant, je ressaute dans la voiture et me dirige à 5mn de là en voiture, toujours en tenue , n'ayant que cela sur moi. J'arrive je vois un camion de déménagement je rentre tout le monde présent par la visite d'un flic en tenue, et j'embrasse ma mère pour ce beau cadeau, enfin notre premier vrai appartement depuis 20ans eh oui il est jeune le poulet pas encore 21ans, et un métier un main, une vie qui va se construire vite, puisque ma mère n'a que 25ans de plus il me reste du temps aussi pour trouver la femme de ma vie. A l'époque je ne sais plus , mais déjà on gagnait bien notre vie pour un fonctionnaire sans compter d'autres avantages. Je visite cet appartement, pas très moderne dans un quartier de banlieue un petit 4étages ma voiture garée devant sans soucis de place, tout est une joie ce jour là. Ma mère prévoyante m'avait réservé une tenue civile, je cache mon arme comme un bon élève et c'est parti pour le grand rangement, mais le service était déjà presque fini, restait juste les petites affaires, puis les déménageurs partent, il ne me reste plus qu'à attendre lundi avec impatience pour me présenter à mon service, je connaissais déjà un peu les lieux, même les coulisses, puisque c'est dans ce commissariat que j'ai fait ma première affaire en aidant des collègues qui m'a valut les félicitations du Préfet. Pour fêter tout ça et cette journée on prend ma mère et moi la voiture pour aller déjeuner dans un restaurant plutôt que de s'ennuyer à chercher pour faire manger à la maison.
    Le téléphone ne s'obtenait pas comme ça à cette époque donc pas d'allo pizza non plus.
    A table je raconte à ma mère comment s'est déroulée la cérémonie avec les détails, l'angoisse, les félicitations , enfin un peu tout , puis nous retournons à l'appartement, lieu très pratique entouré de différents commerces ce qui nous permis de faire des achats pour le week end et être en forme pour lundi.

    Seul, une arrestation d'un voleur, pendant mon stage

    e ne suis pas différent d'un autre, mais il faut savoir qu'à l'époque ou j'étais élève, sur le millier d'élèves, pendant les cours même vue la grande qualité du travail de l'IGS plusieurs ont été exclus voire d'autre déférer devant les tribunaux pour des affaires commises avant l'entrée à 'école.
    La pénurie du travail commençait vraiment à se faire sentir , beaucoup étaient mariés et avaient déjà des enfants mis comme il y a avait une forte demande, beaucoup moins sélective que maintenant, mais chacun sait que le bac de grand père était plus difficile que l'actuel, il y avait de nombreux départs en retraites et renouvelés, pourtant il manquait du personnel déjà sans compter le matériel, dans tous les domaines, j'avais évoqué les armes, les véhicules de secours de vulgaires camionnettes , les sièges en bois sont devenus en skaï, mais pour circuler , même les mobylettes arrivaient à nous semer, ayant été chauffeur je sais de quoi je parle.
    Les vieux breaks simca renault 12 visibles a 1km vue la couleur certaines oranges, jaunes, d'autres même en pj violette rose jaune orange etc, facile pour filer quelqu'un surtout que pratiquement toutes ces voitures qui circulaient de cette couleur étaient de la police, ils ont du acheter un lot, avant elles étaient toutes noires.
    Heureusement depuis quelques années le matériel petit et lourd a bien changé, ainsi que tout l'équipement personnel, qui de mon temps n'etait pas gratuit, on recevait juste une certaine somme qui ne couvrait pas les dépenses.
    La fin des cours arrivent, puis une fois encore un soir, étant seul, une voiture quasis neuve, je me baladais beaucoup, et toujours flic dans ma tête de plus je savais que j'allais réussir mon examen , puisque ce n'est plus un concours il faut une certaine moyenne et on passe.
    Je circule ni vite ni doucement et manifestement j'aperçois, 3 "individus" qui tenaient à la main une mobylette je me cache un peu surveille de loin, puis réfléchis espérant voir une voiture de police , rien ne passe , je me lance bien sûr sans arme , sans carte officiel de police, j'ai senti que quelque chose dans leur attitude n'était pas net, je gare ma voiture traverse calmement la route, totalement déserte, puis me dirige vers eux ma carte de piscine à la main sur laquelle il était écrit Police avec mon nom , en criant "Police vos papiers ", je ne le ferai plus maintenant le monde a beaucoup changé , les personnes ayant vu ma voiture, mon attitude , ont obtempéré sans résister, et encore une chance pour moi je vois arriver un car police secours que je fais stopper aussitôt en signalant les faits, bingo mobylette volée, individu sous les drapeaux, tout le monde dans le cars, cette fois je me dirige comme éléve Policier à la Direction des Polices Urbaines service dont dépendait le véhicule de police et lieu de compétence de l'interpellation, je fais le rapport à mon nom en premier,assistés des autres policiers , dont copie à mon Directeur d'école. Sur le panneau d'affichage interne , il y avait la félicitation pour mon acte , tout devenait de mieux en mieux pour moi, sauf que certains collègues rentrés dans la Police que pour manger m'ont dit moi quand je sors du boulot je suis plus flic, chose à laquelle je réponds, c'est totalement faux, de plus tout citoyen témoin de tout acte délictuel est tenu de prévenir la Police voire même appréhender l'auteur et le conduire devant l'OPJ.
    Ces remarques ne me touchent pas , la majorité me félicite je les remercie.
    Un des derniers examens à passer afin d'obtenir des points pour ceux qui en manquent c'est le brevet de secourisme, par chance , je lavais totalement validé avec la mention en plus réanimateur, je l'avais obtenu aux pompiers. Mon rôle a été simple j'ai obtenu le mximum de points et je suis resté comme monteur membre du jury.
    La fin des 5mois arrive, contrairement à maintenant, le classement n'avait aucune influence sur les choix d'affectation, tout était en fonction du domicile , c'est à dire tous les collègues de province systématiquement même ayant eu de très bons résultats sont nommés comme on dit plante verte, c'est un policier en statique devant un ministère , ou tout lieu vulnérable voire ambassade, et encore d'autres semaines de cours , que j'ai eu aussi tout en étant stagiaire.
    Je suis donc nommé dans ma ville , celle où j'avais fait le rapport avec les autres collègues qui couraient après un voleur, je n'étais pas content parce que j'avais pris des informations sur ce service qui était très mal vu par la direction du fait du Patron qui n'aimait pas son personnel, une totale indifférence. Mais bon je suis trop content d'être admis , et personne ne rechigne je me tais, mais ce fut ma première erreur.

    Les premiers mois à l'Ecole de Police

    Le second jour, nous rejoignons notre salle de cours après un bref passage à la cafétéria prendre un petit café. On nous conduit au secteur habillement, qui fut très sommaire, juste un calot et une tenue bleu complète comme les ouvriers en usine, heureusement que tout a changé aussi de ce côté là. Il est vrai à cette époque nous sortions peu ou alors en civil ça posait donc pas trop de probléme.
    Aussitôt on nous a fait faire notre biographie, mais le but était plutôt de nous tester pour l'orthographe, mais j'ai dit la vérité, la seule bêtise que j'avais faite, c'est un gros excès de vitesse en ville avec l'ambulance , mais j'en ai jamais entendu parler , de principe et ce que je dis aussi maintenant toujours reconnaître ses torts, surtout à l'époque un pv n'était pas mis systématiquement même avec un radar.
    Chaque jour nous avions des cours théoriques et souvent différents services spéciaux de Police venaient nous expliquer leur travail, sans oublier bien-sûr le syndicat chose très importante dont le représentant était le responsable du sport je reconnais , il faut choisir le bon, l'avenir le dira et j'en sais quelque chose, mais ça ne fait pas partie des cours dispensés en école.
    J'aimais bien le tir aussi, mais notre relique de Pistolet modèle nommé "UNIQUE ou FN Herstal 7.65 n'était pas des mieux pour l'utilisation mais facile à monter et à démonter, heureusement ce arme a été changé par des révolvers 9mmn beaucoup plus esthétique , d'apparence plus agressive et plus précis. Un autre sport spécial Police la self défense , pour les néophytes un mélange de karaté et de judo, destiné à désarmer une personne car il faut le rappeler , nous pouvons faire usage de notre arme de service uniquement en cas de légitime défense de soit même ou d'autrui, ce qui veut dire face à un couteau on ne peut tirer sur la personne, puisque le révolver est supérieur à un couteau, mais chaque cas se défend, j'ai moi même était agressé par une personne avec un couteau je n(ai pas fait usage de mon arme , j'étais en civil et la personne en état d'ivresse.

    Le grand jour est arrivé

    Rejoignant à l'heure dite, le lieu où j'avais passé mon concours, je présente ma convocation au planton, je passe et quelle surprise plus de 1000 élèves au moins grouillent dans la cour, j(ai beau chercher , je ne vois personne que j'ai déjà vu, à cette époque , de mémoire il y avait je crois 2/3 écoles pour la France entière, on nous rassemble par ordre alphabétique, plein de policiers en tenue, toute fraîche pas un pli, avec tous pratiquement un galon sur l'épaule, les classes sont formées deux brigadiers par classe, l'un dont je taierai son nom qu'il portait bien, l'autre plutôt d'attitude coluche, mais bon ça faisait la balance et tous les deux bons instructeurs.
    Comme au lycée présentation de chacun, et encore une fois je suis l'un des plus jeune, à ce moment précis je me dis j'ai de la chance, je commence ma vie professionnelle, un bon travail qui me plait je connais un peu, je vais vite pouvoir créer une famille , mais on en parlera après.
    plus de 70% sont en reconversion professionnelle je crois la limite d'âge c'était 28ans, et tant d'années en plus en fonction des enfants ou des ex gendarmes, mais mon voisin de droite et de gauche et même les autres proches étaient tous plus âgés mais on s'entendait bien , je me souviens encore de leur nom. Une explication des gradés pour nous apprendre un peu les lieux les emploi du temps, sachant que théorie le matin et sport l'après midi et l'autre semaine l'inverse. Quelques visites extérieures , don du sang obligatoire, puis d'autres choses rien de pénible.
    Tout cela bien expliqué, la journée théorie est terminée, passons au réfectoire, rien d'extra c'etait beaucoup mieux aux pompiers mais bon pour le prix dérisoire. Les élèves de province n'ayant aucun moyen de se loger ont une chambre, je n'en sais pas plus, puisque j(habitais à 30mn maxi de là ou 15 mn si le périphérique roulait.
    L'après midi que des instructeurs en civil, la partie sport, self défense , sport collectif
    , tir , gym etc.... puis la journée touche à sa fin, retour dans ses foyers.
    Rien à voir avec le côté militaire des Pompiers , même si on marche au pas parfois pour les représentations.

    La bonne surprise, puis l'angoisse

    Je commence à attendre le facteur tous les jours, toujours rien, j'avais appris que l'incorporation devait se faire en mars , nous avions passé Noël toujours rien, puis un jour le facteur me dit :"tiens tu as une lettre de la préfecture", je réponds , super, j'espère que c'est tout bon, je l'ouvre vite, mais elle est blanche et 'est écrit dessus Mr le Préfet comme expéditeur, mes doigts sont mouillés la peur me gagne en quelques dixièmes de secondes tout me passe dans la tête pensant à un refus , loin de penser au contenu de cette missive émanant du préfet je lis, enfin, C'est une lettre de félicitations du Préfet pour l'aide à l'arrestation d'un voleur en prêtant main forte à des Policiers.
    Quelle joie, je fonce montrer la lettre à ma mère qui elle n'en revient pas non plus, ça m'encourage, et je me dis je ne peux pas être recalé avec tout ça.
    J'avais vu juste quelques temps après, une lettre de la préfecture de police service du personnel m'informait de a date et du lieu pour incorporer l'Ecole de Police comme élève. Mon plus beau jour de ma vie, j'ai enfin réussi il me reste plus que quelques moi pour être un vrai Policier, comme souvent un malheur n'arrive jamais seul, cette fois c'était encore du bonheur mon garagiste m'informe que ma voiture est prête. Je suis donc jeune, je vais toucher un bon salaire et de plus faire un travail dont je rêve depuis très jeune, et faire un pied de nez à l'ami de ma mère , qui me voyait finir mal, car je n'acceptais pas les écoles où on voulait me mettre pour se débarrasser de moi depuis mes 5ans soit environ 15ans, que ma mère a du subir aussi parce qu'elle était trop bonne de plus elle lui donnait la totalité de son salaire, elle était quand même aide chimiste à cette époque.
    Cette fois sachant que tout allait changer, je dis à ma mère , on part tous les deux d'ici, tu as un bon salaire, moi sous peu je pense même pas deux mois, j'aurai aussi un salaire honorable bien plus que le smig et beaucoup plus après l'école.
    Je vais voir un patron d'une agence immobilière que je connais par la croix rouge, lui explique tout et nous trouve sans problème un petit appartement moderne mais à nous les 20années sans être en présence de ma mère débutaient enfin encore un autre bonheur, Je loue très vite une camionnette un copain et voilà en une matinée le principal est déménagé.
    Nous étions heureux enfin ensemble, elle proche de son travail en plus n'ayant pas le permis et moi bientôt Elève Policier.

    Quelques temps après mon concours à l'Ecole de police

    Continuant mes petits boulots, toujours sans voiture , c'est vraiment très dur surtout quand on a eu la chance d'avoir sa 1ère voiture neuve, mais je me console en disant elle a servi de bouclier, j'ai au moins sauvé une vie et une famille et puis j'en ai vraiment souffert quelques mois car en hiver attendre le bus sous le froid, la seule personne à qui j'en ai voulu c'est l'auteur de l'accident, qui lui aurait du voir ma voiture très éclairée, je me souviens même être allé à la compagnie autoroutière des crs qui s'est occupée de l'accident, j'ai voulu pendre des nouvelles du blessé auteur de l'accident , mais en final il n'avait pratiquement rien eu.
    J'étais content de dire à mes futurs collègues que ce jour là j'avais passé mon concours , on en a ri ça changeait de la convocation avec le flic de l IGS, je leur en ai même fait la remarque, je me souviens de la réponses du gradé, mais que je ne vais pas l'écrire ici, on peut dire en gros ça les rendrai encore trop intelligent selon la formule consacrée.
    Un dimanche après midi, une preuve que c'était vraiment ma vocation la Police, je me rends à 5mn de chez moi dans un café billard , et je me dis tiens, je vais faire un flip, seul pour me détendre, j'étais seul avec le patron du bar un bon gros ex légionnaire que je connais depuis très longtemps et je devais boire une boisson non alcoolisée quand tout a coup les parties gratuites s'enchainent , quelle chance clac...clac..clac...et soudain un autre son que je connaissais très bien aussi qui venait de l'extérieur, un 2 tons Police, puis plus un son , je fonce à l'extérieur et je vois des gardiens de la paix courir , je me précipite avec eux, derrière biensûr et je réussis à rattraper la personne poursuivie, mon coeur battait fort je croyais rêvé, ma presque opération de Police en vrai, j'ai le temps de dire j'ai passé le concours de policier , j'attends la réponse,le chef de car me propose de venir avec eux dans un car de Police comme témoin et pour participer au rapport d'intervention, je me sens déjà bien avec les policiers et ils m'apprécient,on arrive avec le car de Police dans le commissariat de ma ville, puis je reste figé au milieu pendant que le chef explique au brigadier chef de poste qui j'étais, lui aussi m'encourage. Je rejoins l'équipe que j'avais aidé et on sort les feuilles de carbone, et on commence à écrire, même certains de mes avis sont pris en compte, je n'ose pas y croire, j'ai juste fait ce que mon instinct m'avait dit de faire, "le client" est mis en dans la cage, puis est pris en main par l'OPJ de permanence qui a été appelé par radio, puisque c'est un dimanche, et il y avait pas d'OPJ en place [petit commissariat, juste le service d'urgence et certaines plaintes étaient assurées] me voila présenté à l'OPJ qui ui m'a cru pour le 2ème délinquant puisque j'étais en civil et jeune, mais très vite , l'OPJ change d'attitude et me félicite, j'en profite pour faire un tour dans le commissariat et on m'explique différentes choses dont la radio, ma passion depuis mes 14ans quand j'ai débuté à la croix rouge, je ne participe pas à l'audition du"client" mais je me souviens que les paroles n'étaient pas murmurées du côté du Policier.
    La radio, je ne me lasse pas d'écouter le traffic, tout ce que j'aime, en gros pour expliquer un peu le fonctionnement radio, chaque personne qui appelle le 17 est dirigé vers la SIC {salle information et de commandement] sauf en cas d'affaires graves il y a des gardiens de la paix qui répondent au téléphone, et selon dirige par radio, sur le district concerné, qui lui regroupe plusieurs communes, et qui renvoie selon ses véhicules disponibles, très peu à cet époque, voila pourquoi les gens ne comprennent pas que parfois certains délais d'intervention sont assez long, la raison est simple parfois c'est un véhicule d'une autre commune éloignée disponible qui intervient , de plus il ne connaît pas toujours bien le secteur, une petite info que je venais de comprendre aussi. Je lis le rapport je vois mon nom apparaître dans le contenu, tels que les fais se sont passés, on me raccompagne à la maison, ma mère me voyant descendre du car de Police en riant et en saluant tous les policiers se demande bien ce qu'il s'est passé elle de suite rassurée surtout quand un policier lui crie :" C'est votre fils Madame, eh bien bravo il nous a aidé à courser un voleur" j'étais tout rouge, mais comme je ne mentais jamais, elle m'aurai crû mais dit de cette façon c'est mieux quand même et pour moi l'affaire était classée de plus ça n'aurait pu rie influencer pour mon concours puisque de nombreux mois c'étaient écoulés, il me restait je pense sauf avis contraire la convocation officielle pour intégrer l'école.

    Le jour le concours, le soir un sauvatage réel

    Me voila apte pour la Brigade des Pompiers de Paris l'élite, mais je ne suis rien, disons je suis libre, j'ai un logement, un métier et une belle perspective d'avenir professionnelle. Il me reste quelques mois avant d'incorporer la Brigade, entre temps je me consacre à faire quelques petits boulots, je débute mes cours d'auto école et le reste du temps je le passe à la croix rouge à effectuer différentes missions. Ma dernière mission mémorable avant d'incorporer les pompiers, ce fut le crash d'un avion , où j'ai participé, c'était le premier d'autres vont suivre malheureusement.
    Le grand jour arrive, tous réunis dans la cour d'honneur à Champerret, l'Etat major, plusieurs autocars biens rangés attendent les nouvelles recrues, tout le monde monte dedans avec son baguage, direction le Fort de Villeneuve St Gorges , cette fois c'est bien l'armée, les grandes chambrées de 40 personnes avec lits superposées, et c'est parti pour 3 mois d'instruction dont 1 mois militaire avec tir etc....Comme toujours je suis un des plus jeunes, je suis entouré de collègues sursitaires qui certains ont plus de 25ans. La première semaine , je ne sais si c'est pareil dans tous les corps d'armée, mais c'est la piqûre qui parfois peut provoquer de la fièvre , donc consigné en caserne, puis les choses sérieuses commencent, la partie militaire, le paquetage, et puis l'enseignement militaire, le tir , théorie, le sport.
    Le deuxième mois la partie pompier à fond mais toujours sous forme militaire, je savais à quoi m'y attendre, mais je reconnais pour un mauvais sportif c'est pas évident, la chose sportive la plus importante chez les pompiers militaires volontaires et professionnelles c'est la fameuse planche, pour résumer mais je pense que tout le monde a vu cela à la télévision.
    Catastrophe encore pour moi, je chute , je passe sur la douleur mais au fil des jours ça empire obligé d'en faire part à l'infirmerie qui me fait conduire à l'hôpital militaire, où je n'en reviendrai pas le jour même, tout simplement ce qui c'est passé en tombant et à la radio on a décelé un morceau d'os cassé, re direction le billard l'opération se passe très bien mais la plaie provoque un oedème et ne veut pas se refermer, selon les dires du Médecin, :" j(ai un nouveau médicament on va le tester , sinon on va devoir réouvrir ", n'oublions pas, nous sommes chez les militaires, compétents mais pas toujours diplomates, heureusement, le produit fonctionne la plaie se referme mais je ne suis plus en mesure de continuer mon engagement au sein de la brigade, voilà encore une fois ma route qui dévie mais rien de catastrophique de plus j'ai obtenu mon brevet secouriste réanimateur de la Protection Civile, pour avoir quand même accompli mon service national je termine dans les bureaux aux services techniques c'est très agréable, je vois arriver tous les nouveaux véhicules avant la mise en service dans les casernes respectives, je suis dans une chambre , nous sommes quatre dont le cuisinier, je n'avais vraiment jamais faim, la seule contrainte1 fois par mois une nuit au poste de garde, mais y avait jamais personne. Je ne regrette vraiment pas cette période.
    Puisque en vérité j'étais trop jeune pour rentrer dans la police puisque il fallait avoir 19ans, et je voulais avoir fait mon service national, donc tout allait bien.
    J'ai aussi la chance pendant que je suis Pompier de passer mon permis de conduire et j(ai eu la conduite du premier coup, l'inspecteur était un ancien Policier, moi Pompier rentrant dans la Police, je reconnais avoir conduit correctement, mais j'ai eu la chance d'avoir, le meilleur inspecteur pour moi. L'année aux Pompiers se termine, je suis donc libre et prêt à faire ma demande pour la Police. Connaissant beaucoup de Policiers depuis des années autour de moi, je n'ai pas eu de difficultés à connaître les démarches pour m'inscrire, ce que je fais au plus vite.
    N'aimant jamais resté sans rien faire, de ma vie je n'ai jamais touché ni les assedics ni le rmi à ce jour. Je découvre en me promenant et cherchant une place d'ambulancier, un service samu, je my interesse de plus près et me fais embaucher comme accompagnateur.

    Apte à la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

    Me voila apte pour la Brigade des Pompiers de Paris l'élite, mais je ne suis rien, disons je suis libre, j'ai un logement, un métier et une belle perspective d'avenir professionnelle. Il me reste quelques mois avant d'incorporer la Brigade, entre temps je me consacre à faire quelques petits boulots, je débute mes cours d'auto école et le reste du temps je le passe à la croix rouge à effectuer différentes missions. Ma dernière mission mémorable avant d'incorporer les pompiers, ce fut le crash d'un avion , où j'ai participé, c'était le premier d'autres vont suivre malheureusement.
    Le grand jour arrive, tous réunis dans la cour d'honneur à Champerret, l'Etat major, plusieurs autocars biens rangés attendent les nouvelles recrues, tout le monde monte dedans avec son baguage, direction le Fort de Villeneuve St Gorges , cette fois c'est bien l'armée, les grandes chambrées de 40 personnes avec lits superposées, et c'est parti pour 3 mois d'instruction dont 1 mois militaire avec tir etc....Comme toujours je suis un des plus jeunes, je suis entouré de collègues sursitaires qui certains ont plus de 25ans. La première semaine , je ne sais si c'est pareil dans tous les corps d'armée, mais c'est la piqûre qui parfois peut provoquer de la fièvre , donc consigné en caserne, puis les choses sérieuses commencent, la partie militaire, le paquetage, et puis l'enseignement militaire, le tir , théorie, le sport.
    Le deuxième mois la partie pompier à fond mais toujours sous forme militaire, je savais à quoi m'y attendre, mais je reconnais pour un mauvais sportif c'est pas évident, la chose sportive la plus importante chez les pompiers militaires volontaires et professionnelles c'est la fameuse planche, pour résumer mais je pense que tout le monde a vu cela à la télévision.
    Catastrophe encore pour moi, je chute , je passe sur la douleur mais au fil des jours ça empire obligé d'en faire part à l'infirmerie qui me fait conduire à l'hôpital militaire, où je n'en reviendrai pas le jour même, tout simplement ce qui c'est passé en tombant et à la radio on a décelé un morceau d'os cassé, re direction le billard l'opération se passe très bien mais la plaie provoque un oedème et ne veut pas se refermer, selon les dires du Médecin, :" j(ai un nouveau médicament on va le tester , sinon on va devoir réouvrir ", n'oublions pas, nous sommes chez les militaires, compétents mais pas toujours diplomates, heureusement, le produit fonctionne la plaie se referme mais je ne suis plus en mesure de continuer mon engagement au sein de la brigade, voilà encore une fois ma route qui dévie mais rien de catastrophique de plus j'ai obtenu mon brevet secouriste réanimateur de la Protection Civile, pour avoir quand même accompli mon service national je termine dans les bureaux aux services techniques c'est très agréable, je vois arriver tous les nouveaux véhicules avant la mise en service dans les casernes respectives, je suis dans une chambre , nous sommes quatre dont le cuisinier, je n'avais vraiment jamais faim, la seule contrainte1 fois par mois une nuit au poste de garde, mais y avait jamais personne. Je ne regrette vraiment pas cette période.
    Puisque en vérité j'étais trop jeune pour rentrer dans la police puisque il fallait avoir 19ans, et je voulais avoir fait mon service national, donc tout allait bien.
    J'ai aussi la chance pendant que je suis Pompier de passer mon permis de conduire et j(ai eu la conduite du premier coup, l'inspecteur était un ancien Policier, moi Pompier rentrant dans la Police, je reconnais avoir conduit correctement, mais j'ai eu la chance d'avoir, le meilleur inspecteur pour moi. L'année aux Pompiers se termine, je suis donc libre et prêt à faire ma demande pour la Police. Connaissant beaucoup de Policiers depuis des années autour de moi, je n'ai pas eu de difficultés à connaître les démarches pour m'inscrire, ce que je fais au plus vite.
    N'aimant jamais resté sans rien faire, de ma vie je n'ai jamais touché ni les assedics ni le rmi à ce jour. Je découvre en me promenant et cherchant une place d'ambulancier, un service samu, je my interesse de plus près et me fais embaucher comme accompagnateur.

    Dernier retour à Paris avec un objectif précis

    Me voilà à Paris et cette fois je propose à l'ami de ma mère mon idée, au lieu de poursuivre mes études et de le déranger, qu'il me donne juste quelques temps afin que je puisse m'organiser et partir vite de la maison. Il accepte j'en suis ravi je suis encore un peu jeune pour passer le permis, une idée me vient distribuer des télégrammes pour la poste comme auxiliaire, dès le lendemain je frappe à la porte du receveur de la poste et lui propose mes services, quelle chance, il accepte, seulement qu'au début je fais ça en vélo, le temps de passer le permis administratif pour conduire un cyclomoteur. Le permis en poche je commence mes tournées en roulement , tout allait bien et comme toujours, quand je peux rendre service je le fais, un collègue qui habite la province me demande de le remplacer et ce jour là, un coup de malchance, je porte un pli quand subitement déboule à ma gauche une voiture, je suis projeté, à quelques dizaines de mètres en passant par dessus la voiture, j'avais un casque heureusement ou malheureusement , vue ce que le récit va contenir après. Je tente de me lever impossible aussitôt plein de monde autour de moi puis j'entends au loin une musique que j'aimais déjà beaucoup, le 2 tons Police, mais cette fois ils venaient pour moi, très gentils comme toujours dans leur mission de secours, le samu n'existait pas encore, je peux vous dire comment on n'a osé transporter des blessés dans de telles conditions, je faisais aussi partie de la croix rouge notre matériel était largement supérieur. Me voila au bloc , je me réveille quelques temps après dans un lit avec ma mère à mes côtés ainsi qu'un responsable de la poste venu m'encourager n'étais en rien fautif de cet accident. J'ai gardé ce plâtre plusieurs mois et en rééducation à l'hôpital donc je gênais pas l'ami de ma mère chez lui. A ma sortie de l'hôpital, je vais beaucoup, mieux et je demande à un copain de la poste qui a une voiture de m'accompagner à l'Etat Major des Pompiers de Paris, je me dirige au bureau du recrutement et commence un dossier, de plus en discutant avec l'officier recruteur, je lui explique mon projet et mon plaisir d'avoir été à la croix rouge, de pouvoir sauver les gens, mais ce qui m'embêtait je voulais passer une licence de droit. Son conseil fut très positif, il me propose un engagement de 5ans à la brigade, et de poursuivre en même temps mes cours de droit, je suis encore mineur puisaue la majorité est passée à 18ans en 1974 sous la Présidence de Valérie giscard d'estaing, mais comme les pompiers dépendent du ministère des armées "génie" je faisais un devancement d'appel, puis voilà la demande de service national est faite, transmission le service de sélection de Vincennes et les 3 jours, je passe favorablement toutes les épreuves militaires, apte à la candidature de Pompier. J'angoisse un peu pour la visite médicale et la partie sport aux pompiers qui de déroule en deux deux fois.
    Côté médical, le travail sur ma jambe a bien était fait, tout se passe bien,me voila apte médicalement, reste l'épreuve sportive, pas trop mon fort ça, mais on verra.

    L'idée de l'ami de ma maman

    Ils se retrouvent et abordent mon sujet, qui comme toujours est la cause de tout, juste le malheur d'exister. Ils prennent la décision et m'en informe après avoir tout fait de me mettre en pension dans une école catholique, prétextant que j'étais bon élève et que je serai bien, c'est une école de bonne réputation avec de bons résultats aux examens.

    M'apportant le sujet sous cette forme et pour que ma mère se retrouve bien, j'accepte, pour ceux qui ont vu à la télévision le "pensionnat Dechavanne" voilà à quoi ressemblait cette institution, de plus uniquement des garçons, et le surveillant général un Curé, les pions sûrement des futurs Policiers de l'igs [je ris...jaune] Nous avions des classements tous les mois et comme jamais cela m'était arrivé, comme je ne supportais pas, et de plus j'étais très mal dans cet atmosphère, j'étais le plus mauvais de la classe sans aucune prétention, j'étais avant un élève moyen y a que les maths qui n'ont jamais été mon fort, enfin tout ce qui était technique, j'aimais que les langues.
    Il y avait chaque samedi matin un autocar du lycée qui nous accompagnait à une Porte de Paris, tous les internes nous avions un uniforme avec béret pantalon blazer marine, ce jour là je ne savais plus, ni envie de chercher comment rentrer chez moi, parce que l'on n'est pas venu me chercher, j'étais jeune pour vous donner une idée déjà la Police était dans ma tête, je vois une 4cv pie, gyrophare orange pour ceux qui ont connu cette époque, je m'approche du policier qui est dans la voiture,et lui dit suis perdu, je dois aller chez moi, je me souviens , ils demande à leur état major puis acceptent de me raccompagner à mon domicile, quand j'ai expliqué tout ça à maman elle a souri en me disant que je me débrouillais bien.

    Devant mon attitude, ma mère a fait appel de nouveau à son frère où je ne lui avais pas laissé de mauvais souvenirs . Dans les mêmes conditions, il accepta mais en cours d'année pas facile de reprendre un programme, de plus j'avais rien appris, mais pas de problème sauf un important le seul lycée disponible encore très loin du nouveau domicile de mon oncle , une belle maison , mais ils m'accompagnaient en voiture dans la mesure du possible, puisque j'étais interdit de mobylette, un peu vieux jeu le tonton, mais faut lui rendre cette justice ils voyaient tellement de grands blessés voire plus pendant sont travail en service de radiologie de l'hôpital.

    j'ai terminé mes études secondaires, mais j'ai passé aucune adolescence, puisque tout m'était interdit, ne jamais recevoir de copain, interdit de tomber amoureux, voire flirter, je me souviens j'étais tombé amoureux de la voisine d'en face, j'en ai entendu de toutes les sortes, pas de télévision le soir , dans ma chambre à 21h pour étudier et 22h00 au lit, comme on dirait maintenant ils n'avaient pas évolués voyaient que les études, j'ai voulu faire médecine , je me doute cela leur aurait plu surtout qu'en face il y avait un étudiant en médecine, toutes les conversations tournaient toujours autour de l'hôpital, mais j'étais nul en matières scientifiques, mais pas trop mauvais en langue, alors cette fois l'idée prof d'Anglais, l'allemand me plaisait moins sauf la prof très sympa et jeune et comme j'étais dans la moyenne jamais trop de problème au lycée. De toute manière j'avais intérêt à bien travailler et une vérité que tous les parents disent : "Tu travailles pour toi" ce qui n'est pas faux, alors j'ai donc terminé mes études dans ce lycée de province, puis sans rien dire à personne, j'avais ma petite idée derrière la tête, pour mon avenir , mais retourner à Paris.

    Je ne pourrais pas terminer ce chapitre sans reparler d'un de mes meilleurs copains, qui travaillait très bien, et comme cadeau ses parents lui ont offert un cyclomoteur, de marque Honda avec vitesses au guidon, si je précise celà, c'est qu'un certain matin mon ami alain dont j'ai toujours sa photo dans mon portefeuille a glissé sur une plaque de verglas en venant comme tous les jours au lycée, n'ayant le temps de se relever, la route était en pente et descendait à vive allure un autocar qui a heurté mon ami violemment, je vous passe les détails. pour des raisons évidentes, mon oncle a été informé de l'accident et m'a vu dans un état horrible, désolé d'avoir indiqué tout cela mais c'est pour sa mémoire.

    Mon retour à Paris chez ma maman

    L'année scolaire est terminée, comme prévu ma marraine doit être hospitalisée en sanatorium en montagne, ce qui implique mon retour à Paris, pourtant j'avais bien travaillé, mais la vie est ainsi.
    Pour les raisons invoquées lors d'un précédent chapitre, ma mère heureuse avec l'homme qui ne veut pas d'enfant, ma mère apprend qu'un couple proche de la maison sans enfant et qui en désirait un serait susceptible de me garder en permanence.
    Je suis donc présenté, et je pense leur avoir fait bon effet puisque j'y suis resté environ une dizaine d'années 365/365j , j'y étais pas malheureux, surveillait mes cours scolaires, je pouvais recevoir des copains, il y avait un beau berger Allemand : Diane et un jour le tonton tels les noms que je les nommais , et Tata , trouva une boule de poil toute noir: Chiffon les deux animaux domestiques de ma vie et je les aime toujours depuis .
    C'est aussi grâce au tonton que je passais toutes les grandes vacances sur la côte d'azur oùu son père avait acheté une maison avec des vignes, et des visites en hollande où la soeur de ma tante y avait deux soeurs. Je n'ai pas été du tout malheureux, juste éloignée physiquement de ma maman, qui venait me voir touts les semaines.
    Parlons un peu école, formidable, située à pieds à 5mn de la maison, je me souviens c'était une école primaire publique, plus rien à voir côté architecture avec le lycée privé que je venais de quitter mais c'était très bien, moins strict, je termina ma scolarité primaire, et de là il a fallut changer pour aller dans un collège , loin de la maison, quelle galère, je devais avoir 10ans 30mn de marche 4 fois par jours, mais bon je ne sais plus combien de temps, je demande de m'acheter un vélo avec mon argent de poche que me donnait déjà a mère ou lorsque je faisais une bricole .
    Il y va de soit, que jamais je n'ai pu payer ce vélo, mais quand on est gamin on ne se rend pas compte du prix des choses.Un dimanche matin jour de repos de mon tonton on va pour acheter un vélo, mais manque de chance, et ça m'apprendra, il n'y avait pas le modèle un demi course ou un routier, j'ai oublié pardonnez moi , puis je ne veux pas attendre, je repars avec un simple vélo bleu sans dérailleur rien , mais content de ne plus aller à l'école à pieds, je suis heureux, mais quand j'y ai réfléchi après ne pas pouvoir attendre quelques jours, peut être que mon inconscient me disait prends le t'es pas certain qu'on va revenir. comme on dit vaux mieux tenir que courir.
    Le lundi, fière de monter sur mon vélo, je savais en faire mais si peu, me voilà parti au collège , heureux , suivi par mon oncle en mobylette, je n'étais pas à l'aise de plus le sentant derrière moi à épier mes moindres gestes , je suis arrivé sans problème au terme, mais là les détails me manquent , en tout cas , je fus interdit de vélo, prétextant que je ne savais pas en faire, je ne l'ai jamais demandé à ma mère mais je me doute que c'est elle qui a du le payer .
    Je n'étais pas content du tout, mais que faire, bouder, pleurer ce qui n'aurait rien changé, comme toujours bon petit garçon qui ne se rebiffait jamais, tout comme à l'école je continuais à aller à pieds, puis un jour, j'eus l'autorisation de prendre mon vélo, enfin .
    Les années passants, ma mère a voulu me reprendre avec elle, donc sur un coup de tête est partie de chez l'homme avec qui elle était depuis des années et pris un petit appartement, pour m'avoir avec elle sans donner son lieu de destination à l'homme en question mais travaillant dans le même service il l'a vite retrouvée.

    Le départ de toute la famille, je deviens petit écolier

    La santé de mes grands parents ne s'arrangeait pas, mon oncle l'aîné de la famille lui aussi parti aujourd'hui, proposa de vendre la maison, et de prendre ses parents avec lui, il possède un restaurant et sera présent 24h/24, mais que faire encore de moi, ma mère a connu un homme avec qui elle vit mais cette personne a déjà une fille plus âgée que moi et n'accepte aucun enfant avec et chez lui, sa fille est chez soeurs , nous sommes dans les annés 55/60.
    Je suis toujours là au milieu de tout ça pourtant je n'avais pas demandé à venir à créer des problèmes, puis une idée vient à ma mère , car la pauvre elle n'est pas fautive non plus , je l'adore.
    Un autre oncle travaillant dans le milieu médical dans une belle ville de Province a toujours voulu un enfant, il est même mon Parrain {perdu de vue à ce jour} et sa femme ma marraine, très spéciale, elle pourtant responsable dans un service hospitalier mais avait des crises de folie parfois.
    Biensûr mon oncle accepte de me prendre , pas gratuitement, mais bon je ne saurai jamais qui a demandé à être payé sûrement pas lui .
    Je me retrouve avec eux dans un bel appartement en pleine ville proche de l'hôpital et d'un lycée privé où sans problème, je suis aussitôt inscrit en cp, je savais lire et à la maison ça ne plaisantait pas avec les études, mais j'en suis ravie, peut être que la pension versée par ma mère servait à payer cette école où j'étais externe, de plus un petit parisien en province à l'époque, c'était un extra terrestre, mais j'étais très gentil avec tout le monde , puis personne ne m'embêtait, j'étais comme tous les autres élèves plaisantins rieurs mais toujours sérieux sinon panpan culcul , le déshonneur de la famille, 1968 était bien loin, mais là non plus je n'ai pas à me plaindre.
    Un jour ma marraine tombe malade, mais elle continue quand même de me garder et je peux finir mon année scolaire , eux aussi ils étaient un peu dur , mais m'aimais bien.
    Je recevais parfois des lettres de ma maman, j'en étais toujours très heureux et ne me plaignait pas de mon sort au contraire , j'étais même encouragé à bien travailler. Puis les mois avançaient, et la fin de la période scolaire allait se terminer.

    Ma naissance par hasard dans les années 1950

    Dans les années 1950, je naquis, un peu par accident, mes grands parents hébergeaient de temps en temps mon géniteur, ma mère dernière fille de la famille n'avait qu'une vingtaine d'années , travaillait, et était seule restée dans la maison familiale, puis un jour mon géniteur tournant un peu trop autour de ma mère , qui elle très jeune, travaillant très loin de son domicile sortait peu, puis un jour l'accident arriva.
    Que faire à cette époque, pas grand chose, alors mes grands parents acceptaient la situation, ils étaient merveilleux, le géniteur lui assistée par des propos incohérents de sa mère refusa de dire qu'il en était l'auteur, il aura été vraiment un lâche, mon grand père n'acceptant pas cette attitude se fâcha fortement contre lui et jamais je ne l'ai vu de ma vie, mon géniteur est à ce jour décédé mais j'en reparlerai dans un prochain chapitre.